Impôts et classe moyenne française l’impact lourd de la fiscalité selon une étude

Impôts et classe moyenne française : l’impact lourd de la fiscalité selon une étude

Les impôts sont collectés afin que l’Etat puisse mener à bien ses fonctions, notamment la satisfaction des besoins de ses citoyens. Cependant, les prélèvements effectués sur les revenus mettent à mal les économies de la classe moyenne française. Le point de la situation actuelle dans cet article.

Une classe sociale diversifiée, des visions communes

D’après l’institut Montaigne, les « Français moyens » sont les personnes qui perçoivent entre 1 400 euros nets par mois et 3 100 euros nets par mois. Ils représentent la moitié de la population active.

Ils sont agriculteurs, cadres supérieurs, chômeurs, retraités, chefs d’entreprise. Leurs fonctions dans la société sont très diverses, mais ils partagent les mêmes visions en ce qui concerne leur qualité de vie.

Une majeure partie de cette population s’attend à ce que l’Etat intervienne plus dans les activités économiques.

Aussi, la classe moyenne place beaucoup d’espoir dans l’éducation et soutient que celle-ci joue un rôle important dans leur ascension sur l’échelle sociale.

L’amélioration de son accès au logement constitue également un besoin commun pour cette classe sociale. La fiscalité est le principal moyen pour l’Etat d’agir pour répondre à ces aspirations.

Un bien-être qui coûte cher

Les impacts de la fiscalité sur le niveau de vie des ménages moyens sont palpables. En 2022, le barème de l’impôt sur le revenu des personnes physiques pour les travailleurs qui gagnent entre 852 euros et 2 173 euros par mois est de 11%.

Pour ceux qui reçoivent entre 2 173 euros et 6 212 euros par mois, il est de 30%. Pour la classe moyenne, ce barème peut être fortement pénalisant.

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Non seulement une somme non négligeable doit systématiquement être prélevée de leur revenu, mais il y a également des dépenses qui leur sont irréductibles.

Tel est le cas des dépenses liées à l’éducation des enfants, à l’électricité, au gaz, au logement, aux assurances, etc.

En conséquence, le revenu qu’ils ne consomment pas, c’est-à-dire leur épargne, se trouve à un bas niveau. De ce fait, leur capacité à investir est limitée.

Si un Français moyen souhaite entreprendre ou accroître ses activités, il sera alors obligé de contracter un emprunt.

Le problème est que le remboursement de sa dette, accompagnée de ses intérêts, peut s’avérer difficile si les activités ne sont pas aussi fructueuses qu’il ne les avait prédites.

Quelles perspectives envisager pour les aider ?

En janvier 2024, le Président Emmanuel Macron avait annoncé que la classe moyenne bénéficiera d’une baisse d’impôts de 2 milliards d’euros en 2025.

En fait, les Français moyens contribuent le plus à la recette fiscale. Les effets attendus de cette baisse d’impôts sont positifs, mais il est évident que ce n’est pas toute la classe moyenne française qui en bénéficiera.

Des critères seront imposés. Au-delà des réductions d’impôts, la mise en place de mesures étatiques qui permettent d’élever leur niveau de vie par l’apport d’améliorations dans les secteurs comme l’éducation et le logement est indispensable.

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Justin Malraux